Le perfectionnement spirituel revient fréquemment dans l’œuvre de Serigne Mbaye Diakhaté.Ce thème reflète , encore une fois, l’influence de son maître spirituel qui en a fait la voie royale qui accorde au disciple le salut ici bas et dans l’au- delà.

Le Cheikh dompte les turpitudes du novice lui assainit et lui polit le cœur qui commande les autres parties du corps. Par cette voie le novice finit par être un modéle de tolérance, de patience, de sagesse , de politesse légale . Ainsi à partir de l’expérience tirée de l’ éducation spirituelle dont il a bèneficièe auprès de Khadim Rassul,Serigne Mbaye Diakhatè nous enseigne les différents aspects du perfectionnement spirituel et nous a mis en garde contre les embûches pouvant empêcher l’aspirant d’ y accéder.

A cet effet, nous insisterons sur les aspects essentiels : les piliers du perfectionnement spirituel .
Ils constituent les exercices pieux que le disciple doit pratiquer sous la direction de son guide spirituel pour la purification de son âme contre les attaches terrestres . Serigne Mbaye Diakhatè , le poète soufi, les définit ainsi :
” Celui qui remplit son ventre d’eau et d’aliments puis se met à dormir ; comment peut-il se réclamer due soufisme ?
Sache que le soufi est celui qui domine son âme charnelle et maîtrise ses passions.
Le soufi s’éloigne de la transgression et s’attache aux prescriptions divines.
La persistance dans la transgression et l’excès de parole n’ont rien à voir avec la voie du perfectionnement spirituel”

Le renoncement au bas-monde est le socle même du soufisme. Il permet à l’aspirant d’accéder à l’enceinte scellée de DIEU. Pour mieux l’enseigner, Serigne Mbaye Diakhaté personnifie le bas- monde. Il le présente comme un ennemi que tout aspirant a physiquement en face. Et , l’ exhortant à ne pas le sous- estimer

” Il ne sert à rien de signer un pacte d’amitié avec un traître.Ce bas -monde est un ingrat qui s’ostine à toujours trahir
Le bas -monde est à l’image d’une femme qui trompe tout amant épris d’elle .Et tout amant épris d’elle ne la possédera jamais et se retrouvera les mains vides ”
Pour conclure le poète soufi prend comme exemple firdawsi la demeure de la Félicité

” Méfies-toi des tentations de ce Bas-monde et fais -en la contrepartie de l’accession au Paradis de la félicité ’Firdawsi ” . En le faisant tu auras troqué de coquille contre de l’or “