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La disparition mystérieuse de Elhadji Oumar foutiyou Tall

RADIO talibe  L’histoire a toujours établi qu’El Hadji Omar Tall a disparu mystérieusement dans les falaises de Bandiagara, en 1864. Une histoire aujourd’hui remise en cause par les «Ahbab» (Amis de Cheikh Omar Foutiyou Tall), qui font cas de recherches leur ayant permis d’établir que le conquérant a plutôt disparu à Dégémbéré, près de Bandiagara, au Mali 

Un pan d’histoire a été corrigé, lors du colloque consacré à la vie et l’oeuvre d’El Hadji Omar Foutiyou Tall, en marge de la 34e édition de la ziarra omarienne. En effet, samedi dernier, les «Ahbab» (Amis de Cheikh Omar Foutiyou Tall) ont souligné que contrairement à ce qui est enseigné en histoire, 

depuis plus d’un siècle sur le lieu de disparition de Hadji Omar Tall, leurs recherches leur ont permis de découvrir que le saint homme n’a pas disparu dans les falaises de Bandiagara. 

Mais bien sur un autre site - situé non loin de Bandiagara- Dégémbéré. «Cheikh Omar Foutiyou Tall a disparu mystérieusement dans les falaises de Dégémbéré, situées dans la localité même de Bandiagara, dans le Mali actuel. C’était le vendredi 12 février 1864, correspondant à l’année 1280 de l’Hégire, après un dernier sermon adressé aux fidèles du haut des falaises», ont écrit les «Ahbab» dans un document retraçant la biographie du grand conquérant. 

L’islam sunnite, la jurisprudence Malékite et  la spiritualité Tidjania : C’est essentiellement autour de ces trois pôles que s’est déroulée la vie d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall, grand érudit dont tant la naissance que  l’enfance furent jalonnés par une série de miracles. L’Obs dresse ici le portrait (Ô combien difficile !!!) de ce premier homme en Afrique Subsaharienne qui fut élevé au grade de Khalifa

 

Une naissance, des miracles : Halwar dans le Foutah Toro prés de Podor non loin de la frontière mauritanienne : Une nuit d’un mercredi de Ramadan en 1797, alors que l’aube pointe le bout du nez, une lumière illumine la localité avec la naissance d’un garçon. Une naissance pas comme les autres. Dans ses bras, Sokhna Bint Adama Aïcha Thiam « la purifiée » tient son bébé qu’elle couvre d’un regard attendrissant.   Alors que la nouvelle n’avait pas encore fini de faire le tour de Halwar, les habitants de cette localité constatent  en milieu de journée des phénomènes inexplicables qui accompagnent la venue au monde de ce garçon qui sera  baptisé quelques jours plus tard  du nom d’Oumar Foutiyou Tall. Déjà peu après sa naissance  l’eau saumâtre  du cours d’eau  « Jalloul » appartenant aux parents d’Oumar Foutiyou, est subitement devenue douce. A la grande joie des voisins de la famille Tall et de tout le village de Halwar. De toutes les contrées situées aux alentours de Halwar, on afflue vers le cours d’eau pour boire à volonté et puiser pour constituer des réserves d’eau. Pendant que les populations se réjouissent de cette subite métamorphose du cours  d’eau, le fils de Sokhna Bint Adama Aïcha Thiam et de Cheikh Sa’idou ibn Ousmane Tall s’illustra à nouveau : Pendant ce mois de ramadan alors qu’il était encore bébé, Oumar Foutiyou Tall refuse de téter le sein de sa sainte mère durant les journées de jeûne. Il ne fit alors aucun doute que ce bébé  dont la lignée a démarré avec un compagnon du prophète Mouhamed (Psl) du nom d’Uqbah Ibn ‘Amr, est un privilégié de Dieu. Désormais  plus personne ne s’étonna des miracles qui vont jalonner sa jeunesse. Dés sa tendre enfance, à huit ans après avoir maitrisé le coran, il exprima son souhait d’être un érudit, d’aller à la Mecque et de rendre une visite pieuse au prophète Seydina Mouhamed (Psl). A l’époque aucun de ses amis d’enfance ne savait ce que pouvait signifier « Mecque ou Makka ».  Pendant longtemps, le jeune Oumar Foutiyou Tall qui avait fini de maitriser le coran resta néanmoins à Halwar auprès de ses parents, un  père cheikh Seydou Ibn Ousmane Tall (Rta), érudit connu pour sa piété et une mère, femme de grande vertu qui avait déjà remarqué chez son fils Oumar Foutiyou Tall des signes particuliers. C’est donc dans cette atmosphère fortement influencée par la religion que  le garçon fut éduqué selon les préceptes de l’Islam s’initiant aux Tawhids, à la grammaire (Nahou) avant de devoir quitter Halwar pour une quête du savoir à travers les grands foyers religieux.  Les enseignements qu’il avait déjà reçus de ses deux parents, expliquent sans doute l’étonnement des érudits qu’il a rencontrés tant en Afrique (notamment  en Egypte) que chez les arabes à la Mecque et à Médine. Tous étaient étonnés de la capacité de compréhension et  de  mémorisation de  Cheikh Oumar Foutiyou Tall. Alors qu’il s’éloignait de Halwar, son village natal pour se rendre à la Mecque et étancher sa soif de savoir religieux, Cheikh Oumar Foutiyou très reconnaissant à l’endroit de ses parents et surtout de sa mère Sokhna Adama Aïcha Thiam « la purifiée » confia à ses compagnons « j’ai laissé beaucoup d’hommes semblables à mon père dans le Foutah, mais je n’ai pas laissé de femme comparable à ma mère »

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