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Actualité

Serigne Maodo Sy Dabakh à Rebeuss


Hier, la prison de Rebeuss a reçu un hôte de marque. Serigne Maodo Malick Sy, fils du vénéré Abdoul Aziz Sy Dabakh, était sur les lieux. Selon nos radars, il était venu rendre visite à l’ancien président de la Jeanne d’Arc Momar Ndiaye écroué depuis lundi dernier. C’est en fin de matinée que le marabout est venu à Reubeuss.
L’AS

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Miracle:Bamba, Maodo «réapparaissent» au Port autonome de Dakar

L’initiative est née d’un trait de génie de Cheikh Kanté, Directeur général du Port autonome de Dakar (Pad). Elle devrait à terme aboutir sur les baptêmes du quai de pêche et des différents môles des noms de célèbres figures historiques et religieuses sénégalaises.


Cheikh Kanté, Directeur général du Port autonome de Dakar (Pad) ambitionne de donner une identité culturelle à sa structure. Cette initiative participe d’une volonté d’apporter davantage d’allant à l’aura du Port. Pour ce faire, un projet de baptême du quai de pêche et des différents môles germe en coulisses. Dans sa matérialisation, le projet aboutira aux baptêmes de ces lieux des noms de grandes figures historiques et religieuses du Sénégal.

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Serigne saliou mbacké : le sauveur de l’humanité

 Fils de Serigne Touba et de Sokhna Faty Diakhaté, Serigne Saliou nous est parvenu par la grâce de Dieu ; d’après ce qui est consigné par Serigne Mouhamadou Lamine Diop « Dagana » dans son « Irwà u-n-Nadim » (L’abreuvoir du commensal) le (mercredi) 14 Dhul qiᶜda 1333 de l’hégire ; soit le 22 septembre 1915, à Diourbel. Serigne Touba avait alors fini de purger sa peine de plus de sept ans d’exil au Gabon (1895-1902), quatre ans en Mauritanie (1903 - 1907), cinq ans de résidence surveillée à Thiéyène (1907 - 1912) et se trouvait encore consigné en résidence surveillée à Diourbel (1912 - 1927) où il passa le reste de son séjour terrestre. Quant à Sokhna Faty, elle est la fille de Serigne Modou Diakhaté Méounou et de Sokhna Dieng Sylla. Elle est la sœur du très célèbre Serigne Amsatou Diakhaté ; disciple de Serigne Touba, et de Sokhna Mariama Diakhaté, mère de Serigne Abdoul Ahad et de Serigne Shouᶜaybou Mbacké. Que Dieu soit satisfait d’eux tous. A la venue au monde de Serigne Saliou, c’est à ce même Serigne Mouhamadou Lamine Diop « Dagana » que le Grand Cheikh fit appel pour l’informer du nom : Aç- çâliha (le pur, le probe, le vertueux…) qu’il écrivit à terre. Serigne Mouhamadou Lamine composa séance tenante des vers en l’honneur du nouveau né. « Puisse Dieu, invoqua-t-il, par Sa Grâce, nous préserver çâlihâ / l’Eternel Qui, par lui, nous a gratifiés de la pureté Que Dieu en fasse un soleil éternel dans le ciel de son époque / effaçant ainsi la face obscurcie de celle-ci Que Dieu l’éternise, parachevant ses dons / en bénédiction et sanctification bénéfiques. » I. FORMATION : Serigne Touba commença lui-même l’initiation de Serigne Saliou au Saint Coran ; avant de le confier à Serigne Alassane Diakhaté auprès de qui il fit ses humanités religieuses (mémorisation et reproduction écrite du Saint Coran ; de mémoire). Serigne Thierno Mbacké « Guélongal », fils de Serigne Omar (cousin et disciple de la première heure de Serigne Touba), rapporte que Serigne Touba dit à Serigne Alassane, en lui confiant Serigne Abdou Samad, Serigne Abdoul Ahad, Serigne Saliou et Serigne Shuᶜaybou, que s’il parvenait à leur faire maîtriser le Saint Coran, il garantirait son entrée au Paradis. SUR LA VIE ET L’ŒUVRE DE SERIGNE SALIOU MBACKÉ Cheikh Mouhamadou Bamba Thioune ; « Khâdimul Qur ân » Page 2 Serigne Saliou fit sa tarbiyyah (éducation religieuse) ; nous dit Serigne Khalil Mbacké, petit fils qu’il a lui-même éduqué à l’emplacement actuel de la résidence de Serigne Béthio Thioune à Djannatoul Maᶜwâ à Touba. Il y avait à l’époque des champs. Après sa maîtrise du Livre Saint, il se familiarisa avec les sciences religieuses auprès de Serigne Modou Dème de Diourbel, Serigne Habibou Mbacké, qui eut à occuper la fonction d’imam de la grande mosquée de Touba, Serigne Mor Sassoum Diakhaté, fils du très célèbre Cadi Madiakhaté Kala et de Serigne Mokhtar Dieng Gouyâr de Tindôdi. Il devint ainsi un fin lettré, érudit à la vaste culture, maîtrisant la littérature (recueils des poètes maures, andalous…) et la langue arabes (rhétorique, prosodie…) ; spécialiste en géographie... Le voyage constituant une grande part de l’éducation et de la formation ; comme l’enseigne le Prophète Muhammad (PSL), le Cheikh effectua des périples en Côte d’Ivoire, en Gambie et dans les différentes régions du Sénégal. II. RELATIONS HUMAINES : Que ce soit avec ses parents, les disciples mourides ou les musulmans en général, les rapports de Serigne Saliou ont toujours été au beau fixe. Il considérait tous ses frères comme ses propres Cheikhs ; ne voyant en eux que Serigne Touba. Il ne cessait d’œuvrer pour eux jusqu’à obtenir leur agrément, doublé d’un large héritage spirituel. Il raffermissait les liens de parenté, prenait les fils et petits fils de ceux-ci dans ses dâra et ne cessait de les faire fraterniser. Avec les disciples mourides, qu’il considérait comme condisciples, il en était de même. Il amenait les plus âgés, qu’il respectait beaucoup, surtout s’ils avaient vécu avec le Grand Cheikh, dans ses dâra. Le but visé était que les plus jeunes fussent influencés par eux. Aussi tissait-il, par alliance, divers liens de parenté entre eux ; comme avec ses autres parents. Pour preuve de la profonde considération du Cheikh envers les contemporains de Serigne Touba, Serigne Khalil raconte qu’un jour, un de ceux-ci, un mauritanien, voulut téléphoner à Serigne Saliou. Celui-ci n’accepta que du fait du statut privilégié du mauritanien d’avoir vécu avec Serigne Touba car, confessa-t-il, cela faisait plus de quarante années qu’il n’avait pas parlé au téléphone. Le Prophète (PSL) ne dit-il pas que cela fait partie de la plus grande loyauté filiale que le fils honore les amis de son père ? (« min abarril barri an yaghourral waladu ahla wuddi abîhi »). Avec ses frères et sœurs en islam, le leitmotiv était, au-delà de l’appartenance à la même religion, l’enseignement contenu dans les vers 271 à 273 du « Masâlikal jinân » (Les itinéraires du Paradis) de Serigne Touba : « Chaque wird (acte d’adoration déterminé en un temps régulier) conduit le pratiquant vers l’enceinte scellée de Dieu, sans déviation SUR LA VIE ET L’ŒUVRE DE SERIGNE SALIOU MBACKÉ Cheikh Mouhamadou Bamba Thioune ; « Khâdimul Qur ân » Page 3 Peu importe que ce wird vienne d’Al Djîlâni (Abd Al Qadr), d’Ahmad Al Tîdjâni Ou d’un autre parmi les Qutb pôles (que Dieu soit satisfait d’eux), car ils sont tous dans la bonne direction. » Cheikh Saliou considérait tous les musulmans comme sa propre famille. Aussi, nourrissait-il à leur égard une compassion que nulle autre n’égalait. Et cela s’étendait jusqu’aux animaux. C’est ainsi qu’en 2005 il fit une grande acquisition de tracteurs destinés à Khelcom ; avec, entre autres raisons, d’alléger le travail des bœufs et de ne leur causer aucun tort. Tout en lui n’était que Miséricorde ! Ce n’est donc point un hasard que l’ode « Yâ Rahmânu Yâ Rahîmu » (Miséricorde d’ici bas et de l’au-delà) soit divulgué sous son khalifat. Il y faisait lui-même recours dans ces invocations (pour les disciples) ; répétant même à trois reprises tout ou partie du vers où le Grand Cheikh implore le Tout Puissant en ces termes : « Ô Toi le Détenteur de la Royauté, ô Toi Qui es trop Grand pour être revanchard! Fais miséricorde à toutes les créatures, Toi Qui guides le damné ». III. ŒUVRE : Aussitôt fut-il intronisé khalife qu’il déclara son appartenance exclusive à la religion musulmane, dans laquelle il circonscrivait toutes ses actions ; n’ayant ni à parfaire ni à défaire en toute autre chose que ce fût. Dans une autre sortie il rappela que son cheval de bataille était la revivification de l’œuvre de Serigne Touba ; celle-ci n’étant autre que la revivification de la Tradition Prophétique! C’est ainsi qu’après avoir fondé Khelcom, un centre d’enseignement et de formation islamiques de cinquante mille hectares, il lança, dans le sermon qu’il prononça à l’occasion de la fête de Korité de l’an 1992 : « Confiez-moi les enfants que j’accomplisse en eux ce que le Grand Cheikh avait réalisé avec les anciens » ; ajoutant que, même s’il ne se considérait pas habilité à avoir la même prérogative, il pensait pouvoir s’en inspirer. En effet, nous informe Serigne Bassirou Mbacké « Khelcom », Serigne Touba avait coutume de demander, surtout vers la fin de son existence terrestre, pour tout enfant qu’on lui amenait, de l’instruire, de l’éduquer et de le préparer au travail manuel. La méthode éducative de Serigne Saliou était basée sur l’enseignement, l’éducation, et le travail manuel. Aussi alliait-il dans ses dâra, dont le premier, après sa maison, fut Goth qu’il fonda en 1934, alors qu’il n’avait lui-même que dix-neuf (19) ans : études du Coran et des qaçâ id (odes de Serigne Touba), apprentissage des sciences religieuses et travaux champêtres. Les pensionnaires en sortaient, comme l’indique le regretté Serigne Shuᶜaybou Mbacké, rapporté par Serigne Bassirou Mbacké « Khelcom », avec la double casquette d’imâm et de jëwriñ (responsable d’équipe de travail). SUR LA VIE ET L’ŒUVRE DE SERIGNE SALIOU MBACKÉ Cheikh Mouhamadou Bamba Thioune ; « Khâdimul Qur ân » Page 4 A. SON ATTACHEMENT AU CORAN Avec vingt-huit (28) dâra à son actif (Goth, Khabbân, Ndjapandal, Ndjouroul, Ndôkâ, Gnârou, Dâru-s-Salâm, Gnîbi, Ngél, Ngêdjân, Guéloor, Ndienné, Ngâbou, Djannatoul maᶜwâ, Touba Ndiârèem…) ; et où les pensionnaires sont logés, nourris et blanchis, il devient inutile de clamer le profond amour et le culte exclusif que Serigne Saliou vouait au Coran. Qualités qu’il tient indubitablement de son vénéré père qui déclara : « Le Très-Haut m’a éternellement fait don du Coran (…), ou encore « Dieu m’a commenté le Livre », et au-delà « Dieu m’a fait Lui-même le commentaire de Son Livre d’une manière qui a forcé l’admiration des anciens et des modernes et nul autre que moi n’a obtenu ce privilège. » Dans les dâra, par exemple à Khelcom constitué de quinze dâra (Djannatu-l-mâᶜwâ, Dâru-t-tannzîl, Touba Belel, Dâru-l-Muhtî, Dâru-r-Rahmân, Ndindi, Husnul ma’âb, Dâru-lQuddûs, Tûbâ khelcom, Dâru-s-Salâm, Dâru-l-Minnan, Dâru-l-Mannân, Ummu-l-qurâ, Dârul-ᶜAlîmi-l Khabîr et Taïba) le Coran est mémorisé puis reproduit de mémoire ; d’une écriture plutôt mince. Trois mille huit cent quatre-vingt deux (3882) exemplaires, nous dit Serigne Khalil, furent écrits entre 1993 (date de la création de Khelcom) et 2007 (date du rappel à Dieu de Serigne Saliou Mbacké). Les maîtres coraniques (avec une prévision de trois cent trente-six (336) enseignants ; à raison de douze (12) enseignants par dâra) y ont leurs propres demeures. De même, une nourriture particulière leur est réservée ; ceci par révérence pour le Saint Coran. La lecture du Saint Coran est fréquente dans les dâra, et ailleurs. Le Cheikh y fait d’ailleurs référence dans son dernier sermon (samedi 13 octobre 2007 ; 1er chawwâl 1428 de l’Hégire) : « je rappelle aux disciples mourides la lecture/étude du Coran. Le (Grand) Cheikh l’aimait beaucoup. Nous rendons grâce à Dieu pour le grand nombre qui s’y évertue. Que Dieu l’agrée et nous y assiste. » B. SON DEVOUEMENT AUX QAÇÂ ID Ce serait, tout comme pour le Coran, une lapalissade que de dire combien Serigne Saliou vénérait qaçâ id, miracles de Serigne Touba. « Mes écrits, déclare le Cheikh, font frémir les cœurs des prophètes (…) des anges, (…) des vertueux (… et) de tous ceux qui bénéficient du Salut Divin (…) ». « Quand j’écris, le Trône de Dieu exulte et les anges, émus, se mettent à proclamer la sainteté de Dieu. » SUR LA VIE ET L’ŒUVRE DE SERIGNE SALIOU MBACKÉ Cheikh Mouhamadou Bamba Thioune ; « Khâdimul Qur ân » Page 5 « Quand j’écris ou je lis Satan se sauve, suivi de ses acolytes imposteurs ». « Dieu et son Prophète (PSL) préfèrent mes écrits à ceux de tous les autres. » « Mes écrits, ajoute le Cheikh, sont estimés au dessus de toute forme de dévotion ». Aussi, Serigne Saliou en recommandait-il la lecture liturgique ; accueillie par l’écoute religieuse d’une oreille attentive. En effet, enseignait le Cheikh, « les qaçâ id sont comme des volailles ; les chanteurs en sont les ailes et les auditeurs les plumes. » C’est ainsi qu’une compilation de quarante-deux (42) qaçâ id dont la mémorisation était obligatoire figure dans le programme de dâra. Puis viennent les séances de déclamation sur des airs (Serigne Mayib Bèye, Serigne Youssou Ndao, Serigne El Hadj Cissé…) que le Cheikh indiquait, voire enseignait lui-même. Au-delà, nous dit Serigne Khalil, il reproduisait ces dites qaçâ id de sa propre main avant que, après construction du Dâray kâmil (Bibliothèque Khadimu Rassoul), Serigne Abdoul Ahad ne lui en imprimât en grande quantité. Une autre large impression s’y ajouta par la suite ; venant de disciples basés en Italie. Rappelons qu’en son temps, c’est le Grand Cheikh qui enseigna les premières mélodies à ses disciples contemporains, et que lui-même dit que les houri (femmes du Paradis) chantonnent ses qaçâ id. C. LES SCIENCES RELIGIEUSES La formation de base en sciences religieuses repose sur une collection de neuf (9) livres écrits par Cheikh Ahmadou Bamba. Le disciple entame leur étude, après avoir mémorisé le Coran. Ces livres sont : 1. « Tazawwudu-ç- çighâr » (Le viatique des adolescents), 2. « Al jawharu-n-nafîs » (Le joyau précieux), 3. « Nahju qadâ’il hâj » (La voie de la satisfaction des besoins), 4. « Tazawwudu-sh-shubbân» (Le viatique de la jeunesse), 5. « Munawwiru-ç- çudûr » (L’illumination des cœurs), 6. « Maghâliqu-n-nîrân wa mafâtihul jinân » (Les verrous de l’Enfer et les clefs du Paradis), 7. « Masâlikul jinân » (Les itinéraires du Paradis), 8. « Saâdatu-t-tullâb » (La félicité des apprenants) et 9. « Mawâhibul Quddûs » (Les dons du Très-Saint), Après étude des textes susmentionnés, le disciple se tourne vers l’apprentissage d’autres, illustres et non moins importants livres de sciences religieuses, que sont l’épitre (« Rissâlah ») d’Ibn Abî Zayd, le poème grammatical de mille vers (alfiyyah) d’Ibn Malick, le « Mukhtaçar » de Cheikh Khalil, entre autres. Il arriva même qu’un disciple, après avoir maîtrisé la science dite des principes de la Jurisprudence, « uçûl al fiqhi » composât un alfiyyah en la matière. C’était pourtant une discipline qui n’était que très rarement étudiée en séances de Majâlis ; étude des sciences religieuses. Le Cheikh, nous dit Serigne Bassirou, ou encore Serigne Khalil, aimait beaucoup la poésie et les belles-lettres. Aussi poussait-il les disciples à la composition d’odes à telle enseigne que certains en arrivaient à une maîtrise de la versification qui faisait qu’on confondait facilement leurs écrits à ceux des écrivains arabes eux-mêmes. Cette maîtrise se vérifiait également dans la langue wolof avec le genre poétique dit wolofal qui consiste en des poèmes wolofs écrits en caractères arabes. Lesdites compositions étaient par la suite démultipliées et des cercles d’échanges perpétuels en sciences religieuses étaient constamment créés. Le Cheikh les appréciait beaucoup et incitait à y prendre part. D. LE TRAVAIL L’homme étant composé d’âme (« rûh »), d’esprit (« ᶜaql ») et de corps (« jism »), il fallait, pour parfaire l’éducation religieuse et spirituelle des disciples, y associer le travail manuel. De plus, le travail constitue, au sens islamique du terme, un acte d’adoration. Le Cheikh l’avait donc de facto inscrit dans son programme d’éducation. En son temps, il dirigeait lui-même le travail des champs. Quant aux récoltes, il les destinait au khalife de l’époque, à ses autres parents et aux démunis. Serigne Saliou présida aux destinées du Mouridisme, la voie tracée par son vénéré père, en tant que cinquième khalife, le vendredi 18 mai 1990. Il avait soixante-quinze ans d’âge ; autant que Serigne Touba à son rappel à Dieu ( ?!). Serigne Abdoul Khadr Mbacké, khalife de 1989 à 1990, venait alors d’achever son magistère. Il avait succédé en cela à Serigne Abdoul Ahad Mbacké (1968 - 1989) qui avait reçu le flambeau de Serigne Fallou Mbacké (1945 - 1968) ; deuxième khalife après Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké (1927 - 1945). Serigne Mouhamadou Moustapha fit venir le chemin de fer de Diourbel à Touba (de 1929 à 1930), posa la première pierre de la Grande Mosquée de Touba le 4 mars 1932 et supervisa la construction jusqu’à érection des quatre minarets. Serigne Fallou acheva les travaux ; ajoutant même un cinquième minaret qu’il baptisa « Lamp Fall » ; du nom de Cheikh Ibrahima Fall, et inaugura l’édifice le vendredi 7 juin 1963. Il dirigea la grande prière de vendredi jusqu’à son rappel à Dieu. Serigne Abdoul Ahad procéda, entre autres réalisations, à l’extension de la Grande Mosquée. Quant à Serigne Abdoul Khadr, deuxième « khalife-imam » après Serigne Fallou, il servit surtout d’entonnoir entre Serigne Abdoul Ahad et Serigne Saliou ; étant sûrement averti de la courte période que son khalifat allait durer (onze mois). En continuateur de l’œuvre de ses prédécesseurs, Serigne Saliou rénova le mausolée de leur vénéré père et réhabilita aussi bien l’intérieur que la cour de la Grande Mosquée. Il reprit la construction de l'université islamique qu'avait entamée son frère aîné Serigne Abdoul Ahad Mbacké et viabilisa quelques cent mille (100 000) parcelles. De même, il élargit le réseau électrique et s’attela à l’assainissement de la ville… SUR LA VIE ET L’ŒUVRE DE SERIGNE SALIOU MBACKÉ Cheikh Mouhamadou Bamba Thioune ; « Khâdimul Qur ân » Page 7 « Borôm Goth ak Mbour » était aimé de tous, idolâtré par les mourides, respecté, même des non musulmans ; tellement il était modeste, humble, généreux, bref imbu des belles qualités (makârimal akhlâq) qui sont l’apanage des prophètes et autres hommes de Dieu ; celles-là que le Prophète (PSL) était venu parfaire et dont Serigne Touba parle dans « Matlabuch-chifâ i » : « Fais-nous (oh mon Dieu) don des belles qualités ». La commisération de Serigne Saliou pour la race humaine et surtout pour sa frange la plus fragile et pourtant porteuse d’espoir ; à savoir les jeunes, sa piété et son ascétisme forçaient l’admiration. Jusque dans sa méthode d’éducation, il privilégiait la douceur, l’amabilité et la tendresse ; et faisait souvent usage, au delà de sa propre personne qui servait largement d’exemple, de signes efficaces (ichâra) ; allusions éducatives. Ceci rappelle bien ceux-là dont le Grand Cheikh parle dans « Huqqal bukâ u », « qui élèvent leurs disciples, tout le temps, par un seul état, (ou) qui éduquent et élèvent par des signes (efficaces) ». Hélas ! Toute vie ayant une fin, celle de Serigne Saliou arriva à terme le vendredi 28 décembre 2007 (17 Dhul Hijja 1429) ; pendant qu’à la Mecque les pèlerins accomplissaient encore leurs rites. Là-bas, « sur les lieux où l’Ange Gabriel transmettait la Révélation au Prophète Muhammad (PSL) », plusieurs kâmil (Sainte Vulgate) furent lus en son honneur. Devenu khalife un jour de vendredi, il trépassa un vendredi. Son khalifat dura dix-sept ans (nombre de « rak’a » des cinq prières canoniques). Serigne Saliou « retourna » à son Seigneur, qu’il avait toujours servi et à qui il renvoyait toujours, à l’âge de quatre-vingt douze ans (valeur numérique du nom de Muhammad). Au demeurant, la valeur numérique de son propre nom (çâlih) renvoie au nombre des « Plus Beaux Noms » (Asmâ ul husnâ) de Dieu ! Avec Serigne Saliou s’achève le cycle des fils-khalifes. Un autre s’ouvre avec l’avènement de Serigne Mouhamadou Lamine Bara (2007 - 2010), fils du second khalife ; à qui a succédé Serigne Sidy Moukhtar, fils de l’homonyme du prédécesseur. Que Dieu soit satisfait des premiers, accorde longue vie et santé de fer à l’actuel khalife et nous gratifie de leur agrément, amen !

 

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Le célèbre rapport de l'Administrateur de Diourbel sur Cheikh Ahmadou BAMBA : le Serviteur Jamais Inégalé du Prophète de DIEU Mouhamed psl

Le célèbre rapport de l'Administrateur de Diourbel sur Cheikh Ahmadou BAMBA, tiré de deux années d'observation de sa vie quotidienne, allait marquer un changement notable d'attitude des autorités coloniales vis-à-vis du saint homme dès 1915. Ainsi, dans un souci d'encourager l'établissement de nouvelles relations avec le Cheikh mais aussi dans leur stratégie de canaliser ou au besoin de se servir de l'Islam, les colonisateurs décidèrent de nommer Cheikh Ahmadou BAMBA membre du Comité Consultatif des Affaires Musulmanes de l'A.O.F. (Afrique Occidentale Française) aux réunions duquel celui-ci ne daigna jamais d'ailleurs participer.
Il fut décidé, dans cette même optique de la classique récupération religieuse, l'élévation d'Ahmadou BAMBA à la Légion d'Honneur, dont il reçut le diplôme tout en refusant le port de l'emblème dont l'effigie en forme de croix ne lui sembla pas convenir à un musulman et du fait aussi qu'il jugeait inopportun de se parer de ce qu'il qualifia de "vain honneur de la terre".
Par ailleurs, l'autorisation de construire un sanctuaire accordée, la première mosquée en dur construite par la communauté mouride fut érigée à Diourbel au cours de ces années. Mais malgré ses demandes insistantes, les colonisateurs ne consentirent jamais à laisser le Cheikh revoir sa ville de Touba vers laquelle n'avaient jamais cessé pourtant de tendre ses aspirations

Barham diop homonyme et digne disciple de cheikhal islam

 

D’une vie qui a d’abord débuté par une formation commandée et suivi de très prés par son homonyme Cheikh Ibrahim Niass. 
OUSTAZ BRAHAMA DIOP comme on l’appelait ,était un érudit et savant imprégné à la limite des profondeurs des sciences infuses ; compagnon infatigable de Cheikh Ibrahim Niasse , cheikh Barham DIOP réincarnait de son vivant l’un des derniers dinosaures spirituels à avoir connu et partagé les années de ferveurs de la belle époque Niassène à l’orée des périodes chaudes de l’expansion de la Faydatidianiya en Afrique et dans le monde.
Secrétaire de Cheikh Ibrahima Niasse pendant plusieurs années, Oustaze avait pris part à tous les grands rendez-vous et les évènements majeurs qui ont témoigné de l’ascension de la fayda. Homme de lettres versatile, orateur étincelant au magnétisme extraordinaire et à l’esprit prolifique, véritable bibliothèque vivante pour qui la langue arabe n’avait de secret, le Cheikh était très à son aise dans le maniement de la langue arabe qu’il parlait aussi parfaitement que sa langue maternelle. Pendant plusieurs années, BRAHAMA DIOP était en charge de la promotion des discours, des poèmes et des courriers de Cheikh Ibrahim Niasse. 
Son décès survenu le Mardi 24 Juin 2014 au Maroc laisse la communauté Tidjane orpheline. La réputation et la stature internationale de l’homme ont amené le roi du Maroc a affrété un vol spécial en vue du rapatriement de sa dépouille mortelle au Sénégal. Il a été inhumé le vendredi 27 Juin 2014 dans le Mausolée de Baye à Kaolack à côté du fils de Cheikh Ibrahim Niasse, Cheikh Mahmoud Niasse. 
Et voici un poème qu’avait relaté son homonyme en sa faveur 
« Voici les feuilles que je te donne, Ô Barham Tu as pris une voie difficile dans laquelle beaucoup se sont éblouis (voilés).
Que tu vives et que tu sois un noble et quelqu’un qu’on aime

Que tu sois un mufti doué d’entendement (Que tu aies l’entendement pour les choses les plus enfouies).
Que les feuilles et les plumes te soient soumises Jusqu’à ce qu’on dise qu’il est Barham (Baye) »

 

 

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