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«Il n'existe pas de marabouts en islam»

RADIO talibe «Il n'existe pas de marabouts en islam»

«Ma soeur, il n'existe pas de marabouts en Islam. Le Musulman s'adresse directement à son Créateur par ses prières, sans intermédiaire», répond sur le forum religieux d'Orientalement un internaute à une jeune femme qui demandait: «Est-ce permis de faire appel à des marabouts et si c'est pas permis quelle est la punition du tout-puissant?»

Pour comprendre l’origine de ce syncrétisme, il faut se plonger dans l'histoire religieuse du Sénégal.«L'implantation de l'islam remonte à la conquête des Almoravides à partir du IXe siècle», explique Blondin Cissé, sociologue des religions à l'Université Paris 7 Denis Diderot.

Djibril Diakhate rappelle combien l'animisme régissait alors les sociétés sénégalaises:

«On considérait que dans le fonctionnement de l'univers, il y avait toujours la mainmise des forces surnaturelles, c'est-à-dire des ancêtres, c'est-à-dire des dieux, des forces invisibles.»

Le sociologue des religions poursuit:

«Lorsque l'islam est arrivé, c'est une nouvelle vision du monde qu'il a installée. Il y a un dieu unique et le rapport entre dieu et l'individu n'est plus un rapport qui a besoin d'un intermédiaire. C'est un rapport direct.»

A partir de ce moment, toutes les pratiques animistes auraient dû être remises en cause, «parce que l'islam ne reconnaît pas des pratiques de ce genre».

Un islam noir

Lors de la généralisation effective de l'islam vers la fin du XIXe siècle par les «marabouts prêcheurs» (qui créeront les grandes confréries sénégalaises, comme celles des Mourides et des Tidjanes) ces derniers choisissent de composer avec les croyances animistes.

A ce sujet, Djibril Diakhate rappelle la théorie de l'orientaliste Vincent Monteil, mort en 2005:

«Il appelle cela l'islam noir; il considère que nous avons domicilié l'islam. Nous n'avons pas adopté l'islam tel qu'il est, nous l'avons adopté tel que nous sommes.»

De cette composition va naître une organisation claire.

«L'islam a son registre, l'animisme a le sien», explique Djibril Diakhate. «Nous voulons par rapport à certaines de nos préoccupations des solutions "ici et maintenant". Or l'islam ne nous promet pas des solutions immédiates. Certains voeux doivent même être exaucés dans l'au-delà.»

A l'animisme les problèmes du quotidien et urgents (trouver une femme, gagner des sous, guérir d'une maladie); à l'islam les quêtes sur le long terme.

Un mouvement rigoriste pour un islam plus pur

Mais cette partition ne convient plus à tout le monde. On voit de plus en plus de femmes voilées dans les rues de Dakar, un phénomène nouveau au Sénégal. Elles font pour la plupart partie du mouvement rigoriste Ibadou Rahmane, qui s'est fortement développé ces dix dernières années en réaction au système des confréries, notamment du fait de son organisation autour des marabouts.

Pour les Ibadous, pas de place pour ces intermédiaires. Les disciples, souvent des jeunes, sont à la recherche d'une pratique de l'islam jugé plus pure.

«Pour les parents de Sénégalais qui deviennent Ibadous, il y a une gêne, une honte. C'est comme dire "Papa, tu m’as fait croire que tu étais un bon musulman, mais non. Moi je le suis vraiment." Ils se déconnectent de tous les rapports sociaux qui les empêchent de pratiquer», explique Xavier Audrain, doctorant en Sciences politiques à l’Université Paris 1 et spécialiste du mouridisme.

L'émergence du mouvement s'explique aussi par des éléments conjoncturels. Blondin Cissé évoque ainsi la«crise des années 90 avec la dévaluation du franc CFA», mais aussi un ras-le-bol «des marabouts Cadillac intéressés par l'argent, qui passent à côté de leur mission».

Le mouvement Ibadou se développe aussi parce qu'il est soutenu par les pays arabes.

«Grâce à des financements de l'Arabie Saoudite, des mosquées et des écoles coraniques sont construites. Leur stratégie d'expansion et d’occupation est efficace.»

Jeunes désoeuvrés

Le refuge dans la religion ne concerne pas les seuls Ibadous et profite également aux confréries déjà en place.

«Les jeunes, désœuvrés, au chômage, ont besoin de voir une issue. Le mouridisme, qui connaît une expansion depuis les années 1990, leur offre notamment cette perspective», témoigne Djibril Diakhaté.

Contrairement à des rumeurs souvent relayées en France, l'islam au Sénégal n'est pour autant pas en train de se radicaliser. Tous les chercheurs rencontrés mettent en garde: la pratique de l'islam est peut-être plus ostentatoire, mais pas plus radicale.

«Le regain de visibilité ces dix dernières années n'a pas à voir avec le durcissement des cadres religieux. C'est juste que la fragilisation de l'Etat, qui n'a plus été capable à la fin des années 80 de définir un discours rassembleur sur l'identité nationale, a profité à d'autres formes de socialisation comme la religion», juge Abdourahmane Seck, anthropologue au Lartes (Laboratoire d'analyses des transformations économiques et sociales) à l'université Cheick Anta Diop, et auteur de La question musulmane au Sénégal.

Cousinage à plaisanterie

Xavier Audrain rappelle de son côté que même si le président sénégalais Abdoulaye Wade fait régulièrement allégeance aux mourides, les appels à un Etat islamique n'ont jamais pris, et que «l'Etat sénégalais reste profondément laïc».

Loin des rumeurs de radicalisation religieuse, le Sénégal reste également un modèle unique de bonne entente religieuse. Les différentes communautés y vivent en harmonie. Il peut y avoir des chrétiens et des musulmans dans la même famille sans que cela pose problème. A la fin du Ramadan, les catholiques sont ainsi souvent invités à manger le repas de fête chez leurs amis musulmans.

«Le cousinage à plaisanterie sénégalais, qui suppose de pouvoir se moquer gentiment de l'ethnie de l'autre, s'applique aussi à la religion. C'est une chance! Il faudrait faire des voyages dans les pays où les rapports inter-religieux posent problème pour parler du modèle sénégalais», conclut le porte-parole de l'évêché de Dakar, l'abbé Patrice Coly.

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Pourquoi appelé Limamoul Mahdi le mytique du nom

RADIO talibe Limamou Thiaw fils de Alassane Thiaw et de Coumba Ndoye naquit à Yoff en l'an 1261 de l'hégire (1843), au beau milieu d'un paganisme triomphant qui déployait ses activités sous le regard impuissant d'un islam superficiellement assumé. 

 

Le nom prédestiné que son père lui donna (Limamou = AI imam = le guide) lui vint du marabout Toucouleur Mouhamadou Bâ dit Limamou d'Ouro-Mahdi (village du Fouta, région Nord du Sénégal) (Il s'appelait plus précisément Ahmadou Hamet Bâ. Il est le père de Ahmadou Cheikhou, héros de la guerre sainte, qui mourut au cours de la bataille de Samba Sadio, le 11 Février 1875). Selon certains témoignages parmi lesquels celui de Cheikh Abdoulaye Sylla, des Lébou, de la Presqu'île du Cap-Vert s'étaient rendus à Ouro-Mahdi, auprès de l'éminent Saint. Celui-ci aurait dit à ces visiteurs parmi lesquels se trouvait le père de Limamou : "le Mahdi attendu descendra parmi vous, son nom est Limamou, donnez ce nom aux garçons qui naîtront dans vos foyers...". Finalement, sur quatorze garçons qui portèrent ce nom seul Limamou Thiaw vécut jusqu'à l'âge adulte. 

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Qui est cheikh Ahmadou Bamba: Etait il Réellement un Sénégalais?

RADIO talibe Cheikh Ahmadou Bamba est né au Sénégal. Issu d’une lignée peule, il s’exprimait en wolof, était noir de peau et s’habillait la plupart du temps en blanc. Dans ses nombreuses pérégrinations, il a sillonné le Baol, le Djoloff, le Cayor, le Ndiambour, le Sine-Saloum et j’en passe, avant de faire l’objet d’une déportation par l’Administration coloniale vers la forêt inhospitalière de Mayumba (au Gabon) où il vécut près de 8 ans dans des conditions inhumaines. De retour en 1902 sur décision de la même Administration il sera déporté en Mauritanie de 1903 à 1907 avant d’être astreint à une résidence surveillée à Thiéyène Djoloff jusqu’en 1912, puis à Diourbel jusqu’en 1927, année de son rappel à Dieu.

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Au-delà de la communauté mouride, Cheikh Ahmadou Bamba s’impose par sa singularité dans notre pays et au sein du monde noir. Un célèbre chroniqueur a vu en lui un héros national dans une lettre ouverte au Président de la République du Sénégal. Il sera corrigé par d’autres observateurs qui considèrent le Cheikh comme un patrimoine mondial à faire pâlir d’envie bien des sociétés humaines. L’émoi général suscité par sa caricature dans le sinistre magazine Jeune Afrique au mois de janvier 2016 en est une parfaite illustration.

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En introduisant la plupart de ses ouvrages sur les Sciences Religieuses, l’Auteur, en l’occurrence CHEIKH AHMADOU BAMBA s’annonce en ces termes :

 

"Ahmad, l’indigent spirituel, fils de Ahmad... " ou "Ahmad, descendant de Habîballah de la famille Mbacké ... " ou encore "Mouhammad, Fils de son maître spirituel Mouhammad... "

 

Aperçu sur le personnageLa vie du CHEIKH à partir de 1301H. (1883)

 

De son vrai nomMouhamad ben Mouhamad ben Habîballâh , CHEIKH AHMADOU BAMBA nous parvint par la grâce de DIEU au mois deMuharram en l’an 1272 H. soit l’an 1855, à Mbacké, une localité située dans le Baol du Sénégal des royaumes.

 

Fondé par son grand-père, le village porte le nom de la famille [1]dont la piété très connue leur valut une influence religieuse particulière, un respect et une vénération pour la FACE de DIEU.

 

Hommes de haute culture et d’une orthodoxie stricte dans l’assimilation des valeurs culturelles islamiques, ils firent du village de Mbacké un centre académique et une capitale spirituelle.

 

Le père du CHEIKH , Mouhammad MBACKE, appeléMomar Anta Saly , était un éminent jurisconsulte, un dévot qui enseignait le CORAN et les sciences religieuses ; sa mère , Mariama Bousso, grâce à sa piété, sa vertu et son scrupule, eut le privilège de répondre au nom de "Jâratu-l-lâh" (voisine de DIEU) au milieu des siens.

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Ses parents ont très tôt découvert en lui une perfection innée qui s’est traduite par des attitudes et habitudes de piété, de bonne conduite morale, de dévotion, de solitude, de méditation et un comportement exécrant l’amusement, l’indécence et le péché.

 

Partout où Il passa durant son cursus, après avoir parfaitement assimilé le CORAN, que ce soit pour l’acquisition des sciences religieuses ou instrumentales comme la grammaire, la prosodie, la rhétorique, etc., on lui reconnut unanimement une Perfection Spirituelle qui ne pouvait que résulter d’ une lumière provenant de DIEU.

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Jusqu’à l’an 1300 H. (1882) , Il assurait l’enseignement auprès de son père et sa carrure intellectuelle lui avait permis, dans le cadre des fonctions que celui-ci lui confiait, d’ écrire dans certains domaines des Sciences Religieuses et Instrumentales pour les rendre plus accessibles.

 

Il composa à cet effet :

 

 le " Jawharu-n-Nafîs " (le Joyau Précieux) qui est une versification du traité de jurisprudence de Al Akhdari ,

 

 le " Mawâhibul Quddûs " (les Dons du TRES-SAINT) qui est une reprise versifiée de l’ouvrage de théologie de l’ Imâm As-Sanusi intitulé "Ummul Barâhin" (la Source des Preuves),

 

 le "Jadhbatu-ç-çighâr" (L’Attirance des Adolescents)qui est un ouvrage traitant particulièrement des articles de la foi,

 

 le " Mulayyinu- ç-cudûr "(L’Adoucissement des cœurs ) qui reprend en versification le " Bidâyal Hidâya " (le Commencement de la Bonne Direction ) de l’Imâm Al Ghazâlî ; 

Le Cheikh reprendra par la suite ce poème sous le titre de "Munawwiru-ç-cudûr" (l’Illumination des cœurs). C’est un ouvrage qui traite du perfectionnement Spirituel.

 

Plus tard, Il composera bien d’autres ouvrages dans les domaines de la Jurisprudence, de la Théologie, du Soufisme, de la Bonne éducation et dans d’autres branches comme la grammaire.

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Le nombre 75 Retrace la vie de Baye Niass

RADIO talibe Ibrahima Baye Niass (Taïba Niassène, 1900 - Londres, 1975) est un marabout de la confrérie des Tidjanes. Il est le fils du marabout El Hadji Abdoulaye Niasse. Il est le troisième calife de cette confrérie et créa une école de pensée spirituelle nommée la Tarbiyya.La ville de Kaolack est devenue une ville sainte pour les Tidjanes et lieu de pèlerinage.

La mosquée de Medina Baay à Kaolack

L'événement de Cheikh Ibrahim (r) est une aide pour l'humanité toute entière à l'image du Prophète (s) afin de faire revivifier l'enseignement exotérique de l'Islam et l'enseignement ésotérique. Il a dit lui-même : « Je suis venu à une époque où les Cheikhs tenaient leurs disciples avec des lanières à la manière d'un cavalier avec son cheval le privant de sa liberté et moi je suis venu couper ces lanières pour qu'ils obtiennent la liberté », c'est-à-dire la connaissance d'Allah qui retire les barrières de cheikh et disciple au grade de compagnon, et Cheikh Baye (r) dira : « Je n'ai pas de disciples, mais je n'ai que des compagnons ». Sa venue a pour but de nous délivrer de notre ignorance du seigneur des mondes, il est celui qui détient le secret de l'unicité divine comme ses illustres prédecesseurs tels que ibn 'al Arabi, Djounaid, Hasan al Basri, Al Mouhasibi, Cheikh 'Abd al Qader al Jilani ou Cheikhna Ahmed Tidjani (r). Dans le coran il est dit : « Je n'ai créé les hommes et djinns que pour qu'ils M'adorent » et Ibn Abbas (r) commente ce verset ainsi : « cette adoration est la connaissance » et le Prophète (s) a dit : « la meilleure des connaissances est celle de la connaissance de Dieu ».

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La fascinant chiffre 7 :Thiey Tivaoune ak 7

Le chiffre sept a marqué jusquà présent des événements heureux ou malheureux dans la confrérie tidjania

25 /03/1957 : Rappel à dieu de Serigne babacar sy

29/03/1957: Rappel à dieu de Serigne Mansour sy Balkhawmi

14/09/1997: Rappel à dieu de Serigne Abdou Aziz sy dabakh

15/03/2017: Rappel à dieu de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane sy Almaktoumm

YALLA NALLENN YALLA FAYAL BOPAM

 Le chiffre 7

 

Le chiffre 7 est certainement le plus marquant de tous les nombres et il faudrait un volume entier pour mentionner toutes ses implications et sa relation étroite avec lhistoire humaine, la science, et la symbolique des religions. Je me contenterai donc de donner ici quelques exemples significatifs concernant ce chiffre réputé sacré:

Les sept jours de la semaine

Les sept notes de musique de la gamme

Les sept couleurs de larc-en-ciel 

Les sept branches du chandelier hébreux

Les sept tours de la Kaba lors du pèlerinage à La Mecque

Les sept plans vibratoires de notre univers

Les sept chakras ... la liste pourrait s'allonger ainsi sur plusieurs pages.

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