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| SIGNIFICATION DU MAHDI | LE MAHDI DANS LE CORAN | LE MAHDI DANS LA SUNNA DU PROPHETE

LE MAHDI A TRAVERS LE CORAN ET LA SOUNAH SELON LA CROYANCE SUNNITE.

| SIGNIFICATION DU MAHDI | LE MAHDI DANS LE CORAN | LE MAHDI DANS LA SUNNA DU PROPHETE |

 

Au Nom de Dieu Clément et Miséricordieux. Louange à Dieu, Seigneur des Mondes. 

Et que le salut soit sur notre Seigneur Mohamed, Le dernier venu des prophètes, et l'imam des envoyés.

Dieu a envoyé Mohamed (PSL) son messager en lui donnant pour ses sujets l'islam comme religion de vérité et le Coran comme livre de chevet. Les croyants se référant à la doctrine mohammadienne mèneront une vie meilleure sur terre tout en espérant le Paradis une fois morts à l'Au-delà.

Le Coran et la Sunna dès lors permettent une vie meilleure dans les deux mondes, aussi de régler les litiges et problèmes naissant entre les croyants. Leur importance est telle qu'en quittant le bas monde, Mohamed (PSL) avait dit , "je vous ai laissé deux choses, vous ne vous égarerez point tant que vous y tiendrez solidement : le livre de Dieu et ma tradition".

De ce fait, en parlant de l'avènement du Mahdi qui est sujet à caution, on ne peut que s'appuyer sur le Coran et la Sunna.

1. SIGNIFICATION DU MAHDI  

 

Étymologiquement le Mahdi signifie celui qui est bien guidé. Le mot dérivé d'un verbe trilitère1 : "Hada" qui signifie guider. Le prophète Mohamed (PSL) s'est servi de ce mot dans son sens littéral quand il dit , "je vous recommande ma tradition et la tradition de mes khalifes orthodoxes et bien guidés après moi."

C'est pourquoi, ABU NOU'IM rapporte qu'IBRAHIM IBN MAYSARA dit un jour à Taous « Oumar IBN ABDOUL AZIZ ( celui qu'on désigne comme étant le 5e Calife) est le Mahdi Tous lui répondirent c'est un bien guidé, mais il n'est pas le Mahdi car il n'a pas parfaitement rempli toutes les conditions de l'équité. »

En pratique, dans le vocabulaire religieux (ISTILAHAN) le Mahdi désigne « un homme de la famille du Prophète (PSL) qui viendra à la fin des temps, remplira la terre de justice et d'équité après qu'elle aura été remplie d'injustice et d'iniquité. »

La détermination du mot Mahdi par l'article défini(la ALIF et le LAM ) montre clairement qu'il s'agit d'une personne déterminée et non d'un signe ou d'une réforme. Elle montre également que le Mahdi symbolise le bien comme Dajjal symbolise le mal.

2. LE MAHDI DANS LE CORAN.  

 

Le Coran livre de chevet pour nous croyant est d'après Virgil Gheorghui « l'expression verbale d'une écriture, tracée par la Puissance Divine en une matière éternelle, en lettres d'or, sur une étoffe merveilleuse, qui fut montrée à Mohamed par l'ange Gabriel. »

Et la controverse née de l'avènement du Mahdi existe dans le Coran. Cela ne devrait surprendre guère personne pour deux raisons :

Dieu à travers le Coran parle sous forme de paraboles à ses sujets d'où la nécessité pour les croyants d'user de leur intelligence pour comprendre certains phénomènes surtout que les auteurs de fait ne sont pas toujours nommés.

Ainsi quand Dieu dit dans la Sourate 62 (le Vendredi) verset 2 «  c'est lui qui a envoyé chez les incultes un prophète issu d'eux.  »

Dans la Sourate 80 versets 1 et 2 «  il s'est renfrogné et a tourné le dos excédé qu'un aveugle vint le trouver  ».

Cet aveugle n'est autre que Abdallah Ibn Mahtoum qui était venu questionner le prophète au moment où il s'entretenait avec les notables de La Mecque.

Aussi quand Dieu dit dans la Sourate 33 (les Coalisés) verset 37 «  quand Zayd ne la désire plus nous te la donnâmes comme épouse  ». Cette épouse de l'avis de tous les érudits n'est autre que Zaynab Bint Jah'chin (Que Dieu soit satisfaite d'elle).

L'autre raison est que, puisque Allah par l'intermédiaire de son messager en lui donnant le livre de chevet, a pris la peine de faire de ce livre un ouvrage complet pour toutes les générations. Dieu n'a rien omis dans son livre.

Allah dit dans le coran  « nous n'avons rien omis dans ce livre » Sourate 16 (les Abeilles) Verset 28.

Et puisque le Mahdi est un phénomène islamique annoncé par Mohamed, on peut affirmer qu'il est mentionné dans le coran.

Allah dit dans le coran «  nous avons fait descendre vers le livre qui éclaire toute chose et qui est une guidée, une miséricorde et une bonne nouvelle pour les hommes  » Sourate 16 (les Abeilles) Verset 89.

Et puisque le Mahdi est le Calife d'Allah il est par son Seigneur de là à dire qu'il fait partie de ce « tout », il y a qu'un pas à franchir.

Texte complexe, le Coran avait besoin d'être expliqué et interprété par le messager de Dieu aux fins de permettre aux croyants de saisir la portée des Paroles Divines. Le Prophète ainsi s'exprimait par la révélation et non pas par passion ou inspiration comme l'auraient fait les saints.

A ce propos imam Ghazali explique que l'inspiration des saints et la révélation des prophètes semblent appartenir toutes les deux à l'inspiration au sens large du terme, et ne diffère que par un degré : un charisme de plus est donné dans la révélation.

L'explication et la compréhension des textes coraniques par le prophète constitue la SUNNA et toutefois le besoin d'une rénovation religieuse se fait sentir dans l'islam, on a recours à la SUNNA. Dès lors on peut se poser la question suivante. Quel est le point de vue de la Sunna par rapport à l'avènement du Mahdi

 

3. LE MAHDI DANS LA SUNNA DU PROPHETE  

 

Contrairement au Coran, les hadiths sont nombreux et sont parfois sujets à caution. Ainsi une classification est faite par les Oulémas entre les authentiques et les faux. Parmi les authentiques cinq(5) des six (6) livres ont mentionné le Mahdi dans leurs écrits. Il s'agit de Boukhari, Mouslim, Tirmizi, Abou Daoud et Ibn Mjjah. Seul Nassai n'en fait pas état.

Boukhari dans son livre «  Le Retour de Issa Ibn Mariama » note cette parole du prophète qu'on tient de Abou Hourayra "dans quelle situation serez-vous quand le fils de Mariama descendra sur vous et votre Imam sera parmi vous?".

Mouslim rapporte : " il y aura toujours une partie de ma communauté qui combattra ouvertement dans la voie de la vérité jusqu'à la fin des temps. Issa, le fils de Mariama, descendra. et le Commandeur de ses croyants lui dira : viens diriger notre prière et Issa répondra : non! continue à diriger la prière, car vous de la communauté de Mohamad, (PSL) chacun peut présider la prière de l'autre. "

Abou Daoud  : Dans « le Livre du Mahdi » rapporte un hadith d'IBN MASS'OUD où le prophète dit «  s'il ne restait au monde qu'un seul jour Dieu le prolongerait jusqu'à ce qu'il envoie un homme de ma famille qui remplira le monde de justice et d'équité comme il avait rempli auparavant d'injustice et d'inquiétude. »

Ce hadith est authentifié par IBNOUL KHAYIM (Al Minaroul Mounif), par Ibn TAYMIYYA (Minhajou Sunna) et par ALBANI (Tahrijoul Ahadith).

Tirmizi dans « ce qu'on rapporte du Mahdi » note qu'il tient d'IBN MASS'OUD ce hadith  «  un homme de ma famille viendra, son nom correspondra à mon nom ».

Il rapporte aussi de ABI HOURAYRA  « s'il ne restait qu'un seul jour dans ce  monde Dieu le prolongerait jusqu'à ce qu'il vienne' .

IBN MAJJAH rapporte ce hadith qu'il tient de ALIOU ABI TALIB « le Mahdi est de ma famille, Dieu répandra ses grâces sur lui en une nuit (ou acceptera son repentir en une nuit) ».

A la lecture de ces hadiths, on remarquera que le Mahdi est bien mentionné dans la SUNNA de Mohamed (PSL). Et si tous les cinq (5) livres authentiques ont annoncé sa venue, le nom donné par les uns et les autres au Mahdi n'est pas le même. Mais tous recouvrent en décryptant ces noms (Imam, Commandant Mohamed) à une personne hors pair guidée par le BON DIEU pour mener une mission salutaire pour les croyants et qui aura les attributs de Mohamed (PSL) et à une période où le Bien n'est pas séduisant et le Mal n'est pas repoussant.

ABI SAHID AL KHOUDRI lui donne les traits physiques du Mahdi dans un hadith rapporté du prophète (PSL) « le Mahdi est de moi son front est large (ou clair) son nez aquilin, il remplira la terre de justice et d'équité comme elle avait été rempli auparavant d'injustice et d'iniquité ».

Les hadiths des plus grands traditionalistes suffisent pour croire que la mission du mahdi est annoncée par le prophète (PSL) et que dès son appel sonnera, tous les croyants doivent adhérer à sa mission la croyance au Mahdi est un acte de foi.

En plus de ces hadith irréfutables, d'autres oulémas sunnites de la première (devanciers) comme la seconde génération (contemporains) ont écrit sur le Mahdi, on peut citer entre autres :

CHEIKH MANSOUR dans Al Jami'oul (5e partie) - IBN TAYMIYYA dans Minhajou Sunna - SOUYOUTI - IBN HA JAR AL MAQIYYI « Propos résumés sur les signes du Mahdi attendu » - MOHAMAD ALIOU SABOUNI «  Le Mahdi et les Signes de l'heure » - CHEIKH AL JAZAIRI : Auteur de nombreux ouvrages et Professeur de Sciences Religieuses et Prêcheur dans la Sainte Mosquée du Prophète. - ABDOUL MOUHSSIN. Professeur d'université et de « Rejet de celui qui nie les Hadiths authentiques sur le Mahdi » et de « la Foi des Sunnites au Mahdi.

Il est certain que beaucoup de personnes se déclareront être le Mahdi tant attendu par la Communauté Islamique. Car notre époque est marquée par le relâchement et l'éclipse des Sciences Religieuses. Ce qui fait qu'il nous sera difficile de reconnaître le Vrai Mahdi du faux. Cependant on peut se référer en plus de ses traits physiques décrits par ABI AL SAHID AL KHOUDRI à la présence à ses côtés d'ISSA IBN MARYAMA. Ce qui signifie qu Issa se sera présent durant son appel et adoptera sa philosophie comme règle de conduite.

Que Dieu ait pitié de nous, qu'il accorde le salut et la paix et qu'il nous dirige dans le droit chemin -AMEN-

Que la bénédiction de Dieu et le salut soient sur Mohamad, sur sa famille et ses compagnons.

Ousmane Mbengue cellule des Anciens étudiants de

L'Université Gaston Berger de St Louis  Dakar - Sénégal

 

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Serigne babacar sy l'imam Mahdi: Un nouveau regard sur ce vénère


« Je ne vous envoie pas à un gamou, mais à une mission » avait précisé Serigne Babacar SY à Son Eminence Serigne El Hadj Madior CISSE, en 1955, et avait exhorté tous ses disciples à s’y rendre. Pendant deux ans, ce fut la très grande ruée vers Saint-Louis ; puis Serigne Babacar SY fut rappelé à Dieu (1957).

Ce n’est qu’à partir de ce moment que ses illustres fils, dont l’éminent Cheikh Ahmad Tidjane SY, commencèrent à s’y rendre, sur la demande de Serigne Madior CISSE, et à rehausser de leur présence le niveau de la manifestation. Ils étaient les bienvenus et étaient hissés au dessus de tout le monde. Quoi de plus normal !

Tout se passa très bien, mais malheureusement, après près de cinq années de présence, ils décidèrent, pour des raisons non avoués, de rompre cette collaboration. Ainsi, ils transférèrent le gamou à l’autre extrémité de la ville, emportant avec eux la presque totalité des fidèles. Ce fut alors un coup très dur pour Serigne Madior CISSE ; il continua, avec une poignée de fidèles, à remettre la mission sur les rails. C’est ce gamou qu’il a continué à présider, et sans interruption, jusqu’à son rappel à Dieu. Il l’a hissé à un niveau jamais égalé, tant au plan de l’organisation que de la qualité des messages délivrés – les sénégalais sont tous témoins et les documents audiovisuels sont là ; un patrimoine d’une richesse inestimable malheureusement insuffisamment exploité. Cette réussite ne tenait qu’à l’autorisation spéciale (idznou’l khass) qu’il avait reçue de son maître, le Vénéré Khalifa Ababacar SY.

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La disparition mystérieuse de Elhadji Oumar foutiyou Tall

RADIO talibe  L’histoire a toujours établi qu’El Hadji Omar Tall a disparu mystérieusement dans les falaises de Bandiagara, en 1864. Une histoire aujourd’hui remise en cause par les «Ahbab» (Amis de Cheikh Omar Foutiyou Tall), qui font cas de recherches leur ayant permis d’établir que le conquérant a plutôt disparu à Dégémbéré, près de Bandiagara, au Mali 

Un pan d’histoire a été corrigé, lors du colloque consacré à la vie et l’oeuvre d’El Hadji Omar Foutiyou Tall, en marge de la 34e édition de la ziarra omarienne. En effet, samedi dernier, les «Ahbab» (Amis de Cheikh Omar Foutiyou Tall) ont souligné que contrairement à ce qui est enseigné en histoire, 

depuis plus d’un siècle sur le lieu de disparition de Hadji Omar Tall, leurs recherches leur ont permis de découvrir que le saint homme n’a pas disparu dans les falaises de Bandiagara. 

Mais bien sur un autre site - situé non loin de Bandiagara- Dégémbéré. «Cheikh Omar Foutiyou Tall a disparu mystérieusement dans les falaises de Dégémbéré, situées dans la localité même de Bandiagara, dans le Mali actuel. C’était le vendredi 12 février 1864, correspondant à l’année 1280 de l’Hégire, après un dernier sermon adressé aux fidèles du haut des falaises», ont écrit les «Ahbab» dans un document retraçant la biographie du grand conquérant. 

L’islam sunnite, la jurisprudence Malékite et  la spiritualité Tidjania : C’est essentiellement autour de ces trois pôles que s’est déroulée la vie d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall, grand érudit dont tant la naissance que  l’enfance furent jalonnés par une série de miracles. L’Obs dresse ici le portrait (Ô combien difficile !!!) de ce premier homme en Afrique Subsaharienne qui fut élevé au grade de Khalifa

 

Une naissance, des miracles : Halwar dans le Foutah Toro prés de Podor non loin de la frontière mauritanienne : Une nuit d’un mercredi de Ramadan en 1797, alors que l’aube pointe le bout du nez, une lumière illumine la localité avec la naissance d’un garçon. Une naissance pas comme les autres. Dans ses bras, Sokhna Bint Adama Aïcha Thiam « la purifiée » tient son bébé qu’elle couvre d’un regard attendrissant.   Alors que la nouvelle n’avait pas encore fini de faire le tour de Halwar, les habitants de cette localité constatent  en milieu de journée des phénomènes inexplicables qui accompagnent la venue au monde de ce garçon qui sera  baptisé quelques jours plus tard  du nom d’Oumar Foutiyou Tall. Déjà peu après sa naissance  l’eau saumâtre  du cours d’eau  « Jalloul » appartenant aux parents d’Oumar Foutiyou, est subitement devenue douce. A la grande joie des voisins de la famille Tall et de tout le village de Halwar. De toutes les contrées situées aux alentours de Halwar, on afflue vers le cours d’eau pour boire à volonté et puiser pour constituer des réserves d’eau. Pendant que les populations se réjouissent de cette subite métamorphose du cours  d’eau, le fils de Sokhna Bint Adama Aïcha Thiam et de Cheikh Sa’idou ibn Ousmane Tall s’illustra à nouveau : Pendant ce mois de ramadan alors qu’il était encore bébé, Oumar Foutiyou Tall refuse de téter le sein de sa sainte mère durant les journées de jeûne. Il ne fit alors aucun doute que ce bébé  dont la lignée a démarré avec un compagnon du prophète Mouhamed (Psl) du nom d’Uqbah Ibn ‘Amr, est un privilégié de Dieu. Désormais  plus personne ne s’étonna des miracles qui vont jalonner sa jeunesse. Dés sa tendre enfance, à huit ans après avoir maitrisé le coran, il exprima son souhait d’être un érudit, d’aller à la Mecque et de rendre une visite pieuse au prophète Seydina Mouhamed (Psl). A l’époque aucun de ses amis d’enfance ne savait ce que pouvait signifier « Mecque ou Makka ».  Pendant longtemps, le jeune Oumar Foutiyou Tall qui avait fini de maitriser le coran resta néanmoins à Halwar auprès de ses parents, un  père cheikh Seydou Ibn Ousmane Tall (Rta), érudit connu pour sa piété et une mère, femme de grande vertu qui avait déjà remarqué chez son fils Oumar Foutiyou Tall des signes particuliers. C’est donc dans cette atmosphère fortement influencée par la religion que  le garçon fut éduqué selon les préceptes de l’Islam s’initiant aux Tawhids, à la grammaire (Nahou) avant de devoir quitter Halwar pour une quête du savoir à travers les grands foyers religieux.  Les enseignements qu’il avait déjà reçus de ses deux parents, expliquent sans doute l’étonnement des érudits qu’il a rencontrés tant en Afrique (notamment  en Egypte) que chez les arabes à la Mecque et à Médine. Tous étaient étonnés de la capacité de compréhension et  de  mémorisation de  Cheikh Oumar Foutiyou Tall. Alors qu’il s’éloignait de Halwar, son village natal pour se rendre à la Mecque et étancher sa soif de savoir religieux, Cheikh Oumar Foutiyou très reconnaissant à l’endroit de ses parents et surtout de sa mère Sokhna Adama Aïcha Thiam « la purifiée » confia à ses compagnons « j’ai laissé beaucoup d’hommes semblables à mon père dans le Foutah, mais je n’ai pas laissé de femme comparable à ma mère »

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Serigne fallou le soubassement mystique de Léopold sedar Senghor

Parler de Léopold Sédar Senghor sans parler d’El Hadj Falilou MBACKE c’est escamoter l’histoire ; c’est vouloir décrire l’arbre sans parler des racines.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est la Mosquée de TOUBA qui a été le point de rencontre entre El Hadj Falilou MBACKE et Léopold Sédar Senghor, la base et l’origine de leur long, fécond et historique compagnonnage.
El Hadj Falilou MBACKE accéda au khalifat général de la confrérie mouride en 1945. Omnibulé par l’achèvement de la construction de la Mosquée de TOUBA, brillamment commencée par son illustre prédécesseur Serigne Mouhammadou Moustapha MBACKE, devenu sa seule préoccupation terrestre et dont l’autorisation pour la reprise des travaux était l’objet de blocages de toutes sortes de la part des autorités coloniales, El Hadj Falilou MBACKE attendait impatiemment, mais sereinement, la matérialisation de la prophétie de son Incomparable Maître, le Très Vénéré SERIGNE TOUBA qui lui avait affirmé que rien ne pouvait empêcher la réalisation de la Mosquée de TOUBA que lui, El Hadj Falilou MBACKE avait mission de mener à bonne fin.

C’est sur ces entrefaites que Senghor arriva pour la première fois à TOUBA, pour solliciter les prières et le soutien d’El Hadj Falilou MBACKE à sa candidature au siège de député du Sénégal à l’Assemblée Nationale Française, poste qu’il briguait alors, et qui semblait hors de sa portée dans le contexte de l’époque. Peu connu des masses, parlant un mauvais wolof financièrement démuni, combattu par la puissante administration coloniale de l’époque et la grande bourgeoisie, n’ayant que son verbe et son programme en bandoulière, son entreprise semblait être une gageure.
Mais devant El Hadj Falilou MBACKE, entouré des siens, sur la place publique de TOUBA, et sans que rien ne lui fut demandé, il se tourna face à la mosquée, leva la main droite et jura que, s’il était élu, il aiderait El Hadj Falilou MBACKE pour la reprise et l’achèvement de la construction de la Mosquée de TOUBA. Comblé, et prenant l’assistance médusée à témoin, El Hadj Falilou MBACKE dit alors :"Ça y est, il a enlevé le morceau", c’est -à- dire il était élu, il a remporté d’avance le siège de député qu’il convoitait.
Ce "il a enlevé le morceau" a accompagné Senghor depuis, ne l’a plus quitté, et lui a permis d’enlever tous les "morceaux" électoraux qu’il a eu à convoiter tout au long de sa fabuleuse carrière, que ce soit au Sénégal, en Afrique, ou dans le reste du monde.

Senghor respecta scrupuleusement son serment et la Mosquée de TOUBA, construite pierre par pierre, par la sueur et le labeur des mourides, avec Senghor à leur coté, fut inaugurée le 7 juin 1963 par El Hadj Falilou MBACKE, en présence de Léopold Sédar Senghor.
Le plus grand mérite de Senghor, sa chance exceptionnelle, c’était d’avoir décelé très tôt, avant les autres hommes politiques de son temps, la puissance spirituelle inouïe d’El Hadj Falilou MBACKE et s’être dès lors blotti sous son aile protectrice.

Dès leur première rencontre, il se confia à lui et fit de lui son père. Ce dernier l’adopta comme fils. L’expression "mon père El Hadj Falilou MBACKE", devenue dès lors son leitmotiv au cours de ses multiples campagnes électorales, et qu’il a fait retentir jusque dans les hameaux les plus reculés du pays, a contribué, indéniablement, à son succès auprès des masses rurales.

S’il y avait quelqu’un qui connaisse la force et l’étendue des dons spirituels d’El Hadj Falilou MBACKE, c’était bien Senghor. De 1945 à1980, année où il donna le pouvoir, et même au delà de cette date, tout ce que El Hadj Falilou MBACKE avait prédit à Senghor s’est réalisé. Tout le monde se souvient de : "Senghor singhe" (Senghor invulnérable) ou de "boulène ko pisse, khôlène ko ak gnari beut" c’est à dire ne trichez pas avec lui, ne faites semblant de le soutenir, soutenez le ouvertement.
Ces deux célèbres boutades d’El Hadj Falilou MBACKE, prononcées lors de Magals de TOUBA à l’adresse de tout le peuple sénégalais, en périodes de tensions, eurent un effet salvateur sur la suite de sa phénoménale carrière.

Au lendemain de sa, première élection à la présidence de la république, El Hadj Falilou MBACKE avait dit à Senghor, textuellement :"Vous resterez au pouvoir tant que vous voudrez ; vous le quitterez quand vous voudrez ; vous le remettrez à qui vous voudrez. Et durant tout votre magistère, vous ne serez victime ni de coup d’état, ni d’assassinat, ni de destitution".
Qui eût osé faire une telle prédiction à un chef d’état nouvellement élu, dans nos contrées, en ce dernier demi siècle mouvementé ? Cette assurance tous risques, donnée à un homme politique, en ce domaine aussi instable que celui des sables mouvants de la politique, El Hadj Falilou MBACKE l’a réitérée publiquement plusieurs fois, à chaque fois qu’il en avait l’occasion.

Et comme il le lui avait prédit, il est resté confortablement à la tête de l’Etat pendant 20 ans, dans un pays paisible et à l’abri de tout péril intérieur ou extérieur, moissonnant tou
Seul Senghor connaissait véritablement Serigne fallou Mbacke.

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Mame Cheikh le choix de Dieu

RADIO talibe Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum : Le mystique (portrait)

Est-il encore besoin de présenter le guide spirituel et actuel Khalife des Tidianes, Cheikh Ahmed Tidiane Sy ? Qui peut vraiment braver un exercice aussi périlleux, sans bégayer ni bredouiller, sans répéter à l’ennui ce que personne n’ignore ? Ce Saint homme a depuis longtemps fracturé les verrous de la mémoire collective, s’invitant par la force de ses convictions et de ses idées, dans le panthéon des immortels. Oui, l’homme a déjà signé avec les générations présentes et futures, un contrat immua

Né le 29 décembre 1927 à Saint Louis Cheikh Ahmet Tidiane Sy, un surdoué à souhait, avait bouclé ses études islamiques des cycles inférieur et moyen à l’âge de 14 ans. A 16 ans, il publie son premier livre : «Les vices des marabouts». Puis plus tard, il sort «L’inconnu de la nation sénégalaise : El-Hadji Malick Sy ». A la trentaine, il effectue son premier voyage à Paris où il a vécu, pendant des années. 

Cependant, il serait simpliste de vouloir suspendre le renom et l’influence de cet homme de Dieu au seul avantage de sa généalogie. Fils de Seydi Ababcar Sy, Serigne Cheikh s’est forgé un destin, il s’est frayé une voie aux prix de multiples épreuves dont le moindre est sa double mise aux arrêts, sous le régime de Senghor. Et comme si le prophète David, rappelé parmi les vivants avait choisi de se réincarner en lui, que de métier dans sa prime jeunesse, ont éprouvé sa silhouette pourtant frêle ! Tout y est passé, depuis les travaux champêtres jusqu’aux montagnes financiers des hommes d’affaires. Un peu comme pour tutoyer les douze travaux d’Hercules, il a été, avec des fortunes diverses cultivateur, commerçant transporteur, industriel etc. Aussi pourrait-on dire sans la moindre intention de « starisation tendancieuse », qu’il a payé de sa personne, le royaume de sympathie et de considération taillé dans le cœur de ses compatriotes, musulmans ou non. 

De la même manière, il serait malvenu, à notre avis, de rechercher les clefs combiens enviables de sa notoriété dans les abysses insondables de sa seule puissance intellectuelle, pour remarquable que soient, du reste, sa formation et son parcours initiatique. En folâtrant dans les jardins de sa poésie, hors du commun, l’on peut glaner cette fleur insolite au parfum enivrant : 

Le guide religieux rappelait à Dieu dans la nuit de mercredi à jeudi s’est, à travers ce petit message, exprimé sur sa propre mort.

Avec un ton assez appuyé et une assurance dans ses dires, Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum  évoquait ainsi le jour de sa disparition.

 

On l’entend dire ceci: « Il m’a dit la manière dont je vais quitter ce bas monde, « Billahil Leuzi Laa Ilaa Ha Ilaa Houwa ». Il me l’a dit et m’a signifié que cela dépendait de moi »

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